La cuisine à Sartrouville : un vrai choix politique !

 Iat Portrait 2017  Isabelle Amaglio-Térisse
Octobre 2018

520 000 repas par an : déjeuners, goûters, servis dans les crèches, les écoles mais aussi à nos aînés. A chaque fois un moment important pour ceux qui attendent leurs assiettes.

Se nourrir n’est pas anodin en termes de quantité, de qualité, de convivialité mais aussi de prix. Alors qu’il existe des équipements municipaux performants (une cuisine centrale appartenant à la ville), la majorité municipale a fait le choix politique de confier, à nouveau, la restauration à une entreprise privée. Nous nous y sommes opposés, fermement, avec nos collègues d’opposition Roger Audroin et Michel Imbert, considérant qu’une régie directe serait plus efficace. Nous n’avons pas été entendus et nous le regrettons. Ainsi, un an après, la majorité municipale a voté un changement mineur à ce contrat, mais symptomatique, autorisant l’entreprise à livrer les repas la veille pour « améliorer le service » !

La cantine offre parfois le seul repas chaud et complet de la journée, et représente un poids financier important pour certaines familles (4,02€ par repas à Sartrouville). Nous demandons systématiquement l’utilisation du quotient familial : la majorité municipale refuse et conseille de solliciter le centre d’action sociale. Une démarche supplémentaire jugée parfois stigmatisante pour les plus vulnérables et qui représente un coût de traitement pour la ville. Les tarifs de l’IFAC sont modulés par le quotient familial, pourquoi pas la cantine ?

Les villes aux alentours fonctionnent pour la plupart avec ce quotient, les tarifs moyens sont majoritairement moins élevés et certains pratiquent un barème plus élevé pour les non-habitants.

Il y a donc des solutions qui permettent, à budget constant, d’opter pour une meilleure maîtrise des coûts, la qualité dans les assiettes et de plus grande solidarité envers les plus fragiles.