Jaurès, rdv au tribunal (suite)

  Isabelle Amaglio-Térisse

Décembre 2019

En juin 2017, alors que nous contestions le projet Jaurès et la méthode utilisée pour monter ce projet, le Maire nous lançait en plein conseil municipal d’aller au tribunal administratif. Nous y sommes donc allés en septembre 2017 ce qui a stoppé ce projet.

L’audience s’est tenue le 12 novembre au tribunal administratif de Versailles après une nouvelle manœuvre dilatoire du Maire pour la faire repousser. Nous avons désormais peu d’espoir de gagner sur le fond. En effet, les conclusions du rapporteur public nous sont défavorables : il estime que le défaut d’information n’est pas constitué et que l’absence de réelle étude d’impact pluriannuelle (qui est un vrai problème) n’entrave pas le déclassement que nous avons attaqué car elle concerne strictement l’acte de vente lui-même. Il rejette aussi la demande du Maire de nous faire condamner à 3 000 € pour avoir intenté ce recours.

Toutefois, nous avons gagné 2 ans… et la prise de conscience par le Maire que son projet ne convient pas et qu’il ne peut l’imposer en force. La prise de conscience aussi par les Sartrouvillois que leur avis peut peser quand ils se mobilisent comme ils ont été à le faire avec une pétition rassemblant plus de 4 500 signatures en 2017.

D’ailleurs le Maire a cette semaine déclaré à la presse « Je suis conscient que ce sujet a suscité de vifs débats et je m’engage, dès que le jugement sera connu, à reprendre notre réflexion au sujet de ce terrain« . Eurêka ! Nous indiquions, en outre, qu’il devrait clarifier ce projet avant les élections municipales et il a annoncé depuis qu’il s’y est engagé également (je le remercie d’ailleurs de ne pas commenter, à nouveau, cette tribune « libre » de l’opposition dans l’espace qui nous est réservé).

Nous attendons donc le jugement mais nous attendons aussi, et surtout, les annonces du Maire. Avec impatience et vigilance.