5 avril 2018

Ce conseil avait un ordre du jour particulièrement réduit mais nous avons eu droit à de longs développements politiques, notamment sur le budget.

En effet, nous nous sommes étonnés que le magazine de la ville titre en couverture depuis une semaine « 0% d’augmentation des impôts locaux » alors même que les délibérations n’étaient votées que lors de cette séance ! Mais le Maire estime que tout cela était tellement prévisible qu’il pouvait le publier avant le vote, fort de son expérience. C’est une bien curieuse pratique de la démocratie, une nouvelle fois ! Sur le plan technique, nous avons demandé à avoir un historique des augmentations de ces trois taxes sur une dizaine d’années et nous l’attendons. Nous avons voté contre, évidemment.

Nous avons également voté contre l’échange de terrains entre la Ville et le Logement foncier car la ville pratique une réduction de 15% de la valeur du bien qu’elle cède et accepte, à rebours, une baisse de 15% pour le bien qu’elle reprend, ce qui correspond à une différence d’environ 150 000 € au détriment du patrimoine de la ville, de notre patrimoine donc.

Nous avons voté, en revanche, favorablement, des mesures techniques sur les amortissements fiscaux, le régime indemnitaire des fonctionnaires de la ville, les tarifs du salon des associations tout en relevant que ce salon exclut les associations politiques mais accueille les associations religieuses. C’est un choix politique que nous ne cautionnons pas mais nous avons souhaité soutenir par ce salon l’initiative et le maillage associatif. Sur ce dernier point, nous avons renouvelé nos questions sur l’association SE2 qui a été financée à hauteur de 140 000 € en 2014 alors qu’elle venait tout juste d’être créée (la délibération étant même antérieure au récépissé de dépôt de déclaration de cette association en préfecture !) : enfin, nous allons avoir un bilan… mais il nous faudra aller le chercher en mairie aux heures ouvrables, merci pour les élus qui travaillent à côté de leur mandat !.

Nous avons également voté pour la délégation de service public pour la gestion des marchés Debussy et de la Gare. En effet, nous sommes par principe attachés au service public, à l’exploitation en régie directe mais, en l’occurrence, pour ces marchés, le choix d’un délégataire présente plusieurs avantages : des emplois à temps quasi complet pour les salariés (ce qui ne serait pas le cas en régie directe) et leur formation, l’utilisation de matériels plus performants, des investissements et davantage de savoir-faire pour animer les marchés et faire venir des commerçants diversifiés, le recyclage des déchets etc.

Nous avons interrogé la majorité sur le déploiement de la fibre de manière incidente et le calendrier n’est toujours pas connu, nous avons souligné que ce retard de plus en plus accentué pose de gros soucis aux habitants et qu’il faudrait leur donner de la visibilité.

Nous avons relevé dans les décisions du Maire :

  • la convention d’occupation du centre Poulbot par l’école privée hors contrat par l’école Espérance Banlieue => nous avons demandé à en avoir copie
  • la préemption d’une parcelle rue Voltaire : nous avons demandé quelle en serait la destination => nous avons donc appris que ce pourrait être la localisation du nouveau groupe scolaire dont la presse nous a révélé le projet l’été dernier !

Et nous avions déposé des questions diverses :

  • sectorisation scolaire : le Maire nous confirme que la sectorisation n’a pas bougé depuis 2004 mais qu’elle sera révisée lorsque le projet de nouveau groupe scolaire sera ouvert,
  • dispositif « cœur de ville » : c’est notre groupe qui a indiqué que ce projet était intéressant et que la ville pourrait s’y porter candidate, proposition reçue de manière assez froide et condescendante. Le Maire a confirmé, finalement, l’intérêt et le fait que la ville se soit manifestée mais pas d’informations pour autant,
  • baromètre des villes cyclables sur lequel nous voulions avoir l’avis du Maire (c’est une enquête nationale récoltant l’avis des cyclistes dans leur ville) : « je m’en fous !» a été sa réponse. Le Maire estime donc que 60 témoignages de cyclistes sartrouvillois ne pèsent pas lourd rapportés au nombre d’habitants et que cela ne vaut rien car « c’est fait sur internet »… c’est se moquer du monde quand on bâtit des projets avec une enquête publique sans aucun témoignage ! On appréciera l’élégance et le mépris (et on saura lui rappeler ses positions quand il s’affiche pro-vélo aux rencontres avec Réseau Vélo 78 et le CADEB).