A quand l’Etat d’urgence contre la pollution de l’air ?

rc.jpg  Romain Chiaradia  

Mai 2016

Depuis les dramatiques attentats de 2015 et la mise en place de l’état d’urgence, la France vit dans la peur. Entre les nouvelles menaces présentées en temps réel sur les chaînes d’information continue et les débats hallucinants sur la déchéance de nationalité, le temps n’est pas à la sérénité ni à la réflexion.

A Sartrouville le climat est identique : l’état d’urgence entraîne la suppression des tours de rollers et de vélo pour les écoles qui avaient lieu depuis des années, la fête des écoles au Parc Gagarine est supprimée, l’accès du public aux compétitions sportives est difficile.

Bien entendu la sécurité est une question importante, mais si nous vivons dans la peur nous ne vivrons plus tout court. Pourtant, dans notre pays, une autre menace bien plus dangereuse agit dans l’indifférence générale : elle tue chaque année 16 500 personnes.

Oui, 16 500 personnes meurent chaque année en France à cause de la pollution de l’air. Et on ne compte pas les blessés : maladies cardio-vasculaires, maladies respiratoires comme l’asthme, cancers… Il ne s’agit pas d’actes isolés, l’exposition régulière peut être plus dangereuse que sortir pendant un pic de pollution ! Qui sont les auteurs de ces actes ? Ce ne sont ni des terroristes, ni des poseurs de bombes ou des kamikazes : il s’agit de vous et moi.

En effet la pollution atmosphérique (dont les particules fines) est liée à quatre sources : les transports (dont le diesel), le chauffage domestique, les activités industrielles, l’agriculture. Il s’agit donc d’une responsabilité collective (entreprises, Etat, Collectivités) et individuelle (les choix de chacun d’entre nous dans nos déplacements, nos consommations etc…).

Que faire alors ?

La Cour des comptes a établi un rapport qui propose trois axes de changement : miser sur des stratégies locales (coordonnées avec les politiques nationales), appliquer enfin le principe du pollueur payeur (où est l’écotaxe ?), coordonner les politiques contre le réchauffement climatique et la lutte contre la pollution de l’air.

A Sartrouville de prendre sa place dans ce combat ! Quelques idées locales : développer la pratique du vélo dans la ville, avec des aménagements sécurisés (nos rares pistes cyclables ne sont pas toutes à la hauteur de la 2ème ville des Yvelines), interdire la circulation à proximité des lieux sensibles où se trouvent les enfants et les personnes âgées.