29 septembre 2016

Les actions « politique de la ville » et le renouvellement urbain ont suscité des débats importants, notamment :

Sur les actions prévues sur le Plateau et dans le Vieux pays en faveur des habitants et associations qui est une contrepartie de l’abattement fiscal dont bénéficient les bailleurs : nous demandons une plus grande vigilance et attirons l’attention sur le manque de soutien aux associations, notamment la difficulté pour disposer de locaux adaptés et accessibles => nous avons voté pour après avoir obtenu quelques précisions et engagements.

Sur la vente de terrains et maisons par la ville à des fins strictement financières : nous avons voté contre car nous pensons que notre ville a besoin de réserves foncières pour de futurs équipements publics ou associatifs. Nous avons également voté contre car nous demandons, conseil après conseil, un bilan des opérations d’achat/vente d’immobilier par la ville. En effet, comment apprécier ces mouvements sans une vision d’ensemble ? sans comprendre la stratégie qui nous saurait être uniquement financière !

Nous avons, en revanche, voté pour les ventes qui s’intègrent dans des projets de remembrements, notamment pour ouvrir des contre-allées ou pour faciliter les travaux d’aménagement aux abords de copropriété.

Nous avons également voté contre le projet de plan local d’urbanisme de Maisons-Laffitte qui nous paraît à la fois insuffisant (la ville est d’ailleurs hors légalité pour ses obligations de logement social) et bloquer la dynamique intercommunale.

Nous avons également voté pour la délégation du droit de préemption à l’intercommunalité sur le périmètre de la ZAD (zone d’aménagement différé) car cela nous semble le bon échelon pour traiter de la question de la plaine.

Axe important, le logement dans les quartiers prioritaires a fait l’objet de nombreuses questions de notre groupe d’opposition, en particulier pour les 95 ménages habitant le bâtiment 4 » (15 au 31 rue André Malraux). Un plan a été conçu et nous paraît répondre aux questions que nous soulevions. Pour cette raison, une partie de notre groupe a voté prenant acte de ces progrès en indiquant sa vigilance sur les étapes suivantes et une autre partie s’est abstenue compte tenu d’interrogations trop fortes sur le sujet à la fois au regard de la destruction de tours et sur le futur.

Sur le volet « petite enfance », nous avons voté pour et nous sommes réjouis de la subvention allouée à la Crèche associative Poisson d’avril que nous avons soutenue vigoureusement dans ses difficultés.

S’agissant de la voierie : nous nous sommes abstenus sur l’autorisation de signer avec le département la convention de participation financière à la mise en place de conduites d’assainissement et de fourreaux. En effet, si nous sommes, évidemment, favorables à la coordination de ces travaux pour éviter d’avoir à rouvrir les rues et chaussées mais nous sommes toujours contre la voie départementale qui génère ces travaux.

Enfin, nous avons soulevé des questions en « points divers » qui nous ont semblé manquer à l’ordre du jour :

  • Rentrée scolaire : nous sommes préoccupés par les conditions dans lesquelles s’est faite la rentrée scolaire, en particulier dans le primaire. Nous avons alerté à plusieurs reprises, avec une lettre ouverte au Maire (qui l’a balayée d’un revers de main en conseil municipal sans répondre) sur ce sujet. De conseil en conseil, nous demandons depuis des mois à avoir une cartographie des effectifs, de leurs évolutions selon les quartiers. Sans réponse… celle-ci nous ayant été promise pour septembre 2016. Nous avons été patients et regrettons donc d’autant plus que, une fois encore, aucune information ne nous soit donnée. Une fois encore, la démocratie locale n’en sort pas grandie à Sartrouville… nous avons donc à nouveau et fermement reconduit nos demandes ainsi qu’une réunion de la commission « affaires scolaires » que nous attendons depuis mars 2014 ;

 

  • Conseil citoyen : nous nous interrogeons sur la composition du conseil citoyen mis en place dans la cadre des projets politique de la ville, il nous semble que sa composition gagnerait à être plus équilibrée pour enrichir le très intéressant travail qu’il réalise déjà ; 
  • Travaux sur les quais de Seine : l’occasion d’avoir enfin des pistes cyclables dignes de ce nom alors que la pratique du vélo est en progression à Sartrouville. Nous en avons profité pour demander le développement d’aménagements dans le reste de la ville (double sens cyclables, stationnement, zones de circulation douce) et l’entretien de l’équipement existant (végétation sur les pistes de la Plaine vers Montesson, stationnement automobile sur les pistes comme dans la rue d’Aboukir) mais le Maire et son adjoint à la voirie restent archaïques sur ces sujets malgré les belles paroles entendues lors des 20 ans du CADEB et de Réseau Vélo 78.

 

En toute fin de conseil, en interrogeant le Maire sur l’école Espérance banlieue, nous avons eu la surprise de comprendre que le Maire tentait de passer en catimini le bail consenti à cette école, caché sous l’intitulé « convention d’occupation temporaire du domaine public communal » parmi des dizaines de décisions prises depuis juin. Le procédé est très surprenant et, là aussi, ne grandit pas la démocratie locale ce que nous lui avons indiqué. Il nous a d’ailleurs été confirmé que cette école accueille 6 élèves, avec 2 professeurs.

IAT

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