Retour rapide sur le Conseil du 31 mai 2018

Sujets sensibles : défaut d’information des élus d’opposition, poursuite de la vente du patrimoine foncier de la ville, insuffisante prise en compte du cadre de vie et des questions écologiques, subventions versées aux écoles religieuses, mise en redressement du COS Judo.

Nous sommes directement entrés dans le vif du sujet en contestant la régularité des procédures d’urbanisme suivies par la majorité municipale. S’agissant de la vente du patrimoine foncier de la ville : la braderie continue alors que les besoins sont criants. La majorité municipale a une réflexion d’ensemble et des travaux stratégiques mais nous a indiqué que tout était strictement à sa main… si c’est juridiquement exact, c’est une bien piètre conception de la démocratie !

Le règlement local de publicité a constitué un sujet important de ce conseil : un exposé a justifié (mal) une procédure qui dure depuis 8 ans et les choix en faveur de panneaux plutôt de grande surface et la publicité numérique-lumineuse. Ca a donc été non pour nous pour ces raisons.

Comme chaque année, nous nous sommes élevés contre les subventions aux écoles religieuses situées hors de la ville mais accueillant des petits Sartrouvillois sur choix de leurs parents, choix légitimes mais dont une partie de la charge financière est payée par Sartrouville. La majorité municipale refuse d’assumer clairement son choix politique d’assumer ces dépenses pour les maternelles, ce que la loi n’oblige pas à faire. 60 000 € au total.

Le COS Judo est en redressement judiciaire en raison de graves difficultés financières récurrentes : nous le regrettons et espérons qu’il pourra être sauvé. Nous nous sommes interrogés sur les mesures prises par la majorité municipale pour être vigilante sur ces difficultés compte tenu des subventions votées régulièrement pour ce club et sur le soutien que l’association SE2 était censée apporter pour 140 000 € en 2014 aux associations de la ville pour se structurer et se développer.

Enfin, nous avons soulevé la question des rodéos sur l’avenue Charles De Gaulle ainsi que les conditions de trafic sur d’autres artères… le Maire a formulé une bien curieuse réponse indiquant ne rien pouvoir faire !

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Rdv le 29 mai : échanges citoyens et préparation du prochain conseil municipal

L’annulation de l’intercommunalité : une situation absurde et dangereuse

Notre intercommunalité a été contestée dès le départ par les élus de la majorité : multiplication des recours pour en demander l’annulation puis absence de projet commun comme nous l’avons souvent regretté. C’est cela qui conduit aujourd’hui l’intercommunalité au bord de l’explosion ! C’est bien sur la demande des élus majoritaires que le tribunal vient de juger que la création de cet établissement était survenue dans des conditions irrégulières, donnant un an avant son annulation.

La bataille se poursuit au sein des maires de droite du territoire, car ils ne sont pas d’accord entre eux sur les principes, sur le périmètre etc. Compte tenu des enjeux, la situation est à la fois préoccupante et consternante et, ce qui est certain, c’est que les habitants et le territoire y perdent beaucoup.

En effet, autour d’un projet commun (ou qui devrait l’être), cette communauté vise à organiser les solidarités nécessaires en vue de l’aménagement et du développement de ce vaste espace regroupant 332 000 habitants sur 140 km2. Les maires (tous de droite, sauf Bezons) n’ont jamais voulu se rassembler et n’ont cessé de chipoter sur la mutualisation de leurs moyens, dessinant un avenir très étriqué pour cette intercommunalité. L’absence d’envie de partager et de vision commune a abouti encore récemment à un « projet de territoire » tout sauf ambitieux (cf. notre position commune sur ce sujet) et à la restitution pure et simple (mais coûteuse) des bibliothèques aux communes. Le tout dans une belle opacité.

Alors, quel avenir pour notre intercommunalité ? Il ne faudrait pas que cette situation soit, à nouveau, l’occasion de négociations sur le fonctionnement entre les élus de droite au détriment d’un véritable projet pour notre territoire. C’est bien cela qui doit primer, au-delà même de la question du périmètre géographique.

Pour cela, nous demandons que les travaux commencent dès à présent pour bâtir une stratégie claire et concrète prenant en compte les différentes dimensions que les villes confient à l’intercommunalité : transports, écologie, logement, politique de la ville mais aussi cadre de vie développement économique, tourisme avec la création d’un budget communautaire à la hauteur des enjeux.

Nous demandons également que le personnel actuel de l’intercommunalité fasse l’objet de mesures d’information et d’accompagnement renforcées dans cette situation particulièrement difficile pour eux.

Enfin, à nouveau, nous demandons une large information des habitants (aucune information sur le site internet de l’intercommunalité à ce jour) par les villes avec leurs moyens habituels mais aussi que soit mise en œuvre une démarche réellement participative afin que chacun puisse comprendre ce dont il s’agit aujourd’hui et s’exprimer. Les agissements en catimini ne peuvent plus durer, nous appelons à des pratiques responsables et ouvertes qui pourront seules vivifier la démocratie locale.

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Coeur de ville/Sartrouville : déjà près de 500 votes…

Près de 500 votes sur les questions que nous avons mises en ligne, ce qui confirme l’attente de consultations publiques et la mobilisation des Sartrouvillois ! La presse s’en fait d’ailleurs l’écho aujourd’hui.

Pour l’instant, les priorités qui se dégagent sont : aménagements cyclables, amélioration de l’offre commerciale, développement de services innovants… Certains d’entre vous formulent des propositions sur des sujet précis en termes de mobilité, de produits alimentaires notamment. Nous y reviendrons de manière plus complète quand la consultation sera terminée car elle se poursuit : n’hésitez pas à voter et à faire voter (ici) ! Coeur de ville C78 2018-05-09