Compte rendu du Conseil du 15 février 2018

Nous avons commencé le conseil par un remaniement interne à la majorité municipale, avec un nouveau maire-adjoint en charge d’un nouveau portefeuille « innovation, communication, e-administration »… nous attendons donc les innovations et avons quelques idées en termes de démocratie. S’en sont suivies différentes désignations de représentants de la ville, nous nous sommes portés candidats… sans succès. Nous avons participé à ces votes, qui contribuent à la démocratie interne à ce conseil.

Nous  nous sommes associés aux remerciements de la majorité municipale aux équipes qui se sont mobilisées sur le terrain lors de la crue et de l’épisode neigeux même si nous ne partageons pas la vision du Maire de la gestion de l’eau et des pratiques qui entravent l’écoulement des eaux (https://sartrouvillenotreavenir.com/2018/02/01/inondations-ce-nest-pas-une-fatalite/).

Nous nous sommes opposés à la vente des terrains dans la zone Dumas qui sont cédés à des promoteurs privés pour la construction de grands ensembles dans le secteur tout privé alors qu’il manque des logements en secteur tarifaire intermédiaire, des petits ensembles et surtout des services publics ! Alors, c’est non.

Nous avons naturellement voté pour une convention avec la CAF pour une convention « jeunesse » qui va apporter un financement important à la ville pour soutenir, notamment, les crèches et des initiatives en faveur des adolescents.

En revanche, nous avons voté contre la modification de la délégation de service public pour l’accueil des enfants en accueil autour de l’école. En effet, nous avions souhaité une exploitation directe par la ville et ce sujet a été écarté d’un revers de la main par le Maire et, d’autre part, nous avons voté contre le passage brutal à la semaine de 4j pour les enfants et cette délibération en organisait les conséquences.

La tonalité s’est tendue avec nos questions sur les décisions du Maire proposées par la majorité à l’enregistrement (une rafale de 50 quand même !)  suivies par nos questions diverses :

  • Des montants sous des libellés un peu étranges « atelier émotions au travail », cours de cuisine à 8 200 €
  • La situation de la médiathèque et de la bibliothèque Stendhal toujours en attente de recrutements sur des postes non pourvus
  • Le contenu de l’étude « école sur le Vieux Pays » pour 17 000 €
  • Modification du PLU en 2018 pour « protéger les zones pavillonnaires » et « adopter une charte architecturale » => nous avons demandé qu’une réelle concertation soit organisée cette fois-ci
  • Le point sur les travaux sur l’école Joliot-Curie dont certaines parties sont particulièrement dégradées, dangereuses pour les enfants

Rdv le 13 février : échanges citoyens et préparation du prochain conseil municipal

Nous vous proposons de nous retrouver, comme nous nous y sommes engagés, pour des échanges citoyens et pour préparer avec vous le prochain conseil municipal (15 février) => Rdv mardi à 19h30 à l’EntrePots pour parler du tout ensemble (ainsi que du projet de territoire? du logement).
Nous vous avions promis l’ordre du jour du conseil dès réception : le voici en version officielle ci-dessous et en court version abrégée par nos soins ici =>

1er conseil municipal de l’année et petit ordre du jour dont :

  • remaniement des maires-adjoints avec des changements dans les représentations de la ville au sein de différents organismes/établissements,
  • ventes de terrain dans le secteur Dumas,
  • approbation de conventions « jeunesse/périscolaire ».

A bientôt !

Subventions aux associations : les choix douteux de la droite sartrouvilloise

Dans la dernière lettre d’info de la municipalité, un article a retenu mon attention : la Ville met en place des réunions d’information et d’accompagnement des associations.
Très bonne nouvelle ! Mais c’était justement l’objet de l’association Sartrouville Entreprendre Ensemble (SE²), dont nous avons débattu en 2014 (ici page 73 et ici page 39).
Je résume : 
– en 2014 la Ville choisit de subventionner à hauteur de 140 000€ (2 x 70 000€) une nouvelle association (les statuts sont déposés en Préfecture le jour du conseil municipal, enregistrés au JO après l’attribution de la subvention) qui a pour mission de conseiller les dirigeants associatifs au niveau juridique, gestion etc. afin de les aider à se développer et travailler ensemble.
– je m’étonne avec Isabelle Amaglio-Térisse de cette décision envers une nouvelle structure et demande pourquoi la Ville ne s’en charge pas, en soulignant l’opacité du fonctionnement de la structure (70 000€ attribués au budget pour un salarié mis à disposition par l’IFAC, également Président d’une autre association sartrouvilloise chargée de mettre en place le village d’été, charge que voulait récupérer SE²) :  le Maire répond que « s‘ils ne sont pas efficaces on ne travaillera plus avec eux » ;
– comme prévu la Ville ne travaille plus avec cette association, qui ne semble plus être active en 2016 et dont je demande depuis le bilan d’activité (encore une fois lors du dernier conseil municipal fin 2017, dont nous attendons encore le compte rendu)
Conclusion : qui est soucieux des deniers publics ?
Tout cela pourrait prêter à rire jaune, mais quand dans le même temps la Ville choisit de saborder l’association ATRIUM qui intervenait auprès des jeunes sur le plateau (- 130 000€ d’une année sur l’autre, ce qui amena sa fermeture), quand les subventions à certaines structures sont très faibles (100€ pour Microtel), et quand le choix est fait de subventionner des associations d’obédience religieuse, il ne nous reste que l’indignation !
Nous demandons plus que jamais la possibilité de voter les subventions ligne par ligne, et pas d’un seul bloc comme cela est encore le cas (un seul vote pour approuver, refuser ou s’abstenir pour TOUTES les subventions aux associations, tout objet mélangé).
RC

Inondations : la digue n’est pas une solution miracle

Un peu plus d’un an et demi après le dernier épisode d’inondations (mai-juin 2016), la Seine déborde à nouveau à Montesson, Maisons-Laffitte et quelques caves sont inondées à Sartrouville.

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Dans un premier temps il convient de se féliciter de la réactivité des services municipaux Sartrouvillois qui ont à nouveau répondu présent pour informer les habitants du niveau de la Seine en temps réel, on peut aussi remercier les autres acteurs comme par exemple la FCPE de l’école Marcel Pagnol (maternelle qui est très proche du fleuve, et qui avait été évacuée préventivement en 2016) pour l’information donnée aux parents.

En tant que Sartrouvillois, je suis aussi très content que notre digue ait limité les dégâts, à la différence des villes voisines. Mais sera t elle encore assez haute lors des prochains épisodes de crue ? Par ailleurs, beaucoup réclament le prolongement de la digue vers Montesson, mais est-ce que ce serait suffisant ?

Prenons un peu de recul : depuis une trentaine d’années, l’Île-de-France connait des périodes récurrentes de bas niveau de pluviométrie, et pourtant les crues localisées se produisent.
Pourquoi ? L’influence humaine du fait de l’urbanisation et de l’artificialisation des sols ainsi que des pratiques agricoles ne permettant plus aux eaux pluviales de pénétrer les sols et créent les conditions de crues sporadiques et localisées alors même que la période est plutôt sèche. Une pluviométrie plus importante pourrait apporter des dégâts bien plus conséquents.
Si nous devons repenser globalement l’urbanisation et ne plus autoriser d’artificialisation des sols, notre ville (et notre communauté d’agglomération) peut dès aujourd’hui prendre des mesures de bon sens :
–    Gestion de l’eau à la parcelle, il est paradoxal de vouloir protéger les habitants d’une crue de la Seine si les eaux pluviales sont de manière systématique rejetées au fleuve (soit en direct soit via la station d’Achères). En rechargeant les nappes phréatiques tout en protégeant les villes qui sont en aval, nous participerions à un effort global d’intérêt collectif,
Lors des constructions nouvelles et lors des acquisitions de biens, un contrôle et une mise à niveau des habitations pourrait être effectués, le coût global des projets immobiliers n’étant impacté qu’à la marge par de telles mesures,
–    Incitation à une modification des pratiques agricoles de la boucle de Seine, les taux de matières organiques très faibles de cette zone constitue en effet un manque dans la capacité des sols à retenir l’eau,
–    Modification de la place de l’arbre dans les parcs, une plus grande présence de l’arbre et passage de l’arbre isolé au bosquet permet l’infiltration de plus grandes quantités d’eaux au niveau des nappes, la crue du fleuve n’est pas liée à la remontée des nappes mais à la montée des affluents amonts, une plus grande imprégnation des nappes permettrait un étalement des épisodes de crues et donc leur écrêtement,
–    Arrêt des projets d’extension des zones commerciales, il n’est plus possible d’artificialiser encore les sols, il faut songer à travailler à périmètre constant et à valoriser les friches commerciales et industrielles existantes.
En conclusion, prolonger la digue à Montesson peut être vu comme un investissement positif pour 150 à 170 habitations, mais il ne s’agit pas d’une solution miracle et définitive si d’autres décisions ne sont pas prises :
–    veiller à ce que cet édifice ne modifie pas les aménagements nouvellement protégés et rendent plus coûteux une crue moins fréquente,
–    inscrire ce projet dans une politique (gestion de la cité) globale de l’Île-de-France et du bassin amont de la seine et de ses affluents,
–   penser protection et donc d’inciter toute mesure participant à cette protection (gestion de l’eau à la parcelle, fin de l’artificialisation des sols, pratiques agricoles, acceptation de la gestion commune de l’urbanisme et fin de l’esprit de clocher).
RC